« Jewel Box », des bijoux modulables made in Wallonia

Anne Dumont créait ses premiers bijoux fantaisie, pour elle, il y a plus de dix ans. Accompagnée par la Région Wallonne et par l’AWEx, elle vient de remporter deux médailles de bronze au concours Lépine et envisage la commercialisation.

Cette autodidacte a commencé par les bijoux en perles, avant de diversifier ses techniques et d’inventer, au fur et à mesure, de nouveaux concepts. Pour Jewel Box, le déclic s’est produit il y a moins de deux ans, alors qu’elle regardait sa fille jouer avec les briques d’un célèbre jeu de construction: une solution simple et peu coûteuse, permettant d’atteindre ses envies de modularité et d’interchangeabilité. Elle a ensuite développé cette idée petit à petit pour la présenter au Concours Brussels Innova en 2010. C’est un franc succès et Jewel Box remporte plusieurs prix dont la médaille d’or, tout en se faisant connaître auprès d’un public d’initiés. C’est à l’occasion de ce salon qu’Anne Dumont rencontre Maître Flecijn, avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle.

Dans la foulée, elle obtient une bourse de la Région Wallonne qui lui permet, avec l’aide de son avocat, de déposer pas moins de 69 modèles afin de les protéger au niveau européen. Dans le cadre de sa bourse, elle peut notamment bénéficier d’un coaching par Solvay Entrepreneurs, réaliser une étude de marché et rédiger son plan d’affaires. L’AWEx prend ensuite le relais afin de l’aider à prospecter des clients (pour acheter la licence Jewel Box) et des producteurs (pour réaliser les fermoirs, par exemple). L’Agence Wallonne à l’Exportation (et aux Investissements Étrangers) l’accompagne également à la rencontre de designers qui pourront participer à la conception de nouvelles pièces.

Dernièrement, c’est à travers une aide financière qu’Anne Dumont a reçu le soutien de l’AWEx dans le but de participer au fameux Concours Lépine et de lui offrir une visibilité internationale.

« Ce soutien est extrêmement précieux que ce soit par les aspects purement pratiques, en m’apportant des prestations que je ne pourrais réaliser moi-même (par manque de compétences ou d’argent) ou, de façon plus large, pour tout simplement ne pas se sentir seul face à un énorme projet. »


Mathieu CAVILLOT

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