L’Ulg a lancé plus de 100 spin-off en 30 ans et créé 1.500 emplois

Il y a 3 années
Interface entreprises université Liège

Grâce à la valorisation de la recherche, l’Université de Liège (ULg)  a créé plus d’une centaine de spin-offs en une trentaine d’années. A cet effet, l’ULg s’est dotée d’un outil spécifiquement chargé de la fructification de ses recherches : l’Interface Entreprises-Universités. Elle agit en créant des entreprises, en valorisant ses trouvailles sous forme de brevets et licences, en gérant la propriété intellectuelle.

 

Entreprises créées avec le concours de l’université elle-même, les spin-offs ont fait leur apparition au début des années 80. «La création de spin-offs est loin d’être le seul moyen de valoriser la recherche, ni celui qui offre le plus de retour financier à l’université. Mais il a une prise directe sur la création d’emplois», explique Bernard Rentier, le recteur de l’ULg.

 

Grâce aux trouvailles de ses chercheurs, l’ULg a mis sur pied une centaine de spin-offs en une trentaine d’années. Si on y ajoute celles des campus de Gemboux et d’Arlon, désormais intégrés à l’ULg, ce total s’élève à 110, soit presque 50 % du parc de spin-offs de la Fédération Wallonie-Bruxelles. À l’heure actuelle, quelque 76 de ces entreprises sont toujours actives et totalisent 1 500 emplois.

 

La plupart des spin-offs situées en Fédération Wallonie-Bruxelles, d’autres en Europe et même une dans le Wisconsin. Pour l’ULg, cela représente un capital de 7 millions d’euros, via les participations de sa filiale chargée de la gestion de cette valorisation économique et de la propriété intellectuelle, la SA Gesval. En additionnant tous les capitaux, l’ensemble des spin-opffs pèserait au total 500 millions d’euros.

Les spin-offs ne sont toutefois pas les seuls outils de valorisation économique. Le fruit des recherches peut aussi faire l’objet de transferts de technologie : ce sont les brevets et les licences. En termes de royalties, pour l’ULg, ils ont rapporté chaque année entre 1,5 et 2 millions d’euros depuis 2007.

 

Outre la création de spin-offs ou de brevets/licences, l’université peut «vendre» son savoir d’une autre manière : sous forme de prestations pour des tiers. En 2012, cette «recherche collaborative» a représenté 50 millions d’euros de prestations pour l’ULg, tant sur le plan wallon qu’européen ou international.

 

 

D’après un article de l’Avenir – 17/06/2013

Vos outils :

  • Bookmark this page
  • Imprimer cette page