Frédéric Cosme a rejoint le Réseau des Wallons à l’Étranger!

Il y a 4 années
frederic cosme

Le nouvel ambassadeur de la marque « Wallonie » à Melbourne, où il occupe un poste d’Associé et d’Hydrogéologiste principal chez Golder Associates, nous raconte son parcours et sa manière de faire partie du réseau.

– Pouvez-vous nous raconter le parcours qui vous a amené à vous installer à Melbourne ?

J’ai commencé ma carrière en Flandre, ce que peu de Wallons font.  J’ai ensuite eu la possibilité de bouger sur Paris.  Même si la vie parisienne semble attrayante, au quotidien, j’y ai trouvé la qualité de vie plutôt médiocre.  Le retour au pays s’est donc posé mais mon épouse et moi étions tentés par une destination plus ensoleillée.  A l’époque, l’économie australienne était en phase de croissance exponentielle et il m’a été relativement aisé de trouver un job avec de bonnes conditions de déménagement à la clé.  J’ai pu aussi me faire engager par une société dont le capital est détenu par ses propres employés (employee-owned company).  Cela m’a changé de mon employeur précédent qui était une société cotée à la bourse de New-York.  Faire partie et influencer le destin de son propre employeur en étant un ‘partner’ est quelque chose qui m’a beaucoup attiré.

 – Pouvez-vous nous décrire votre activité professionnelle ?

J’ai une formation d’ingénieur civil géologue avec une spécialisation en hydrogéologie.  Je travaille pour Golder Associates, un bureau d’étude de plus de 9000 employés à travers le monde.  Je suis Associé (partner) et j’exerce mon travail à titre d’hydrogéologue principal.  J’interviens principalement sur des dossiers environnementaux, particulièrement dans le contexte du redéveloppement urbain mais aussi pour des acteurs pétroliers, miniers et industriels (secteur de la chimie).  Je fais beaucoup du pilotage de projets avec des gros dossiers ‘eaux souterraines’, avec des budgets variant entre $150,000 et $4 millions par an.  Je m’investis aussi beaucoup dans le développement d’équipes, le mentoring de jeunes talents, le recrutement et le développement de nouvelles activités.

 – Qu’est-ce qui vous a motivé à rejoindre le Réseau des Wallons à l’Étranger?

J’ai la Wallonie quelque part au fond de mon cœur et dans mes racines.  Les wallons et les francophones sont généralement assez peu prompt à l’expatriation (la ‘diaspora wallonne’ me semble très sporadique) et j’étais curieux d’entrer en contact avec certains d’entre nous.  Il me semble aussi que nos homologues flamands ont aussi une petite longueur d’avance dans ce domaine et je serai ravi de voir la promotion de la Wallonie de manière un peu plus soutenue.

 – Comment diffusez-vous une bonne image de la Wallonie?

Pour être honnête, c’est très difficile. La plupart de mes connaissances professionnelles ont déjà beaucoup de mal à faire la différence entre la France, les francophones et la Belgique.  Au boulot (un bureau de plus de 400 personnes), tout le monde sait que je suis un belge francophone.  J’ai mis du temps à leur expliquer que je n’étais pas français.  Certains savent que je suis wallon mais ceux-là ont une culture générale largement au-dessus de la moyenne.  C’est assez rare.

Cela dit, j’ai de l’ardeur au travail.  Cela se sait et je suppose que c’est ma façon de diffuser une bonne image de la Wallonie (en gardant une ardeur d’avance !).

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