Recherche pharmaceutique : la Belgique dans le top mondial ces dix dernières années

Il y a 4 années
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Avec ses 200 entreprises biotechnologiques et pharmaceutiques, la Belgique constitue un véritable bassin (bio)pharmaceutique. Mais la Belgique figure également parmi les dix (bio) ‘pharma valleys’ les plus innovantes au monde. C’est ce que vient de dévoiler la revue scientifique ‘Nature reviews’. Une enquête portant sur l’origine des brevets des médicaments autorisés à être commercialisés sur le marché américain entre 2000 et 2009 montre la remarquable contribution des chercheurs actifs dans les laboratoires belges.

Avec 26 mentions de brevet, notre pays arrive à la huitième place du classement mondial. La Belgique précède ainsi le Canada (13) et le Danemark (19), et arrive après les grands pays pharmaceutiques comme la Suisse (30), la France (46), la Suède (60), l’Allemagne (67), le Japon (100) et le Royaume-Uni (115). Les Etats-Unis se taillent la part du lion avec 838 mentions, soit 60 % des chercheurs ayant déposé un brevet. 31,5 % des chercheurs ayant déposé un brevet proviennent de 6 pays de l’UE, dont la Belgique et le Japon (1).

L’excellent climat de collaboration et la synergie entre le monde médical et académique et les entreprises de recherche (bio)pharmaceutiques dans notre pays sont tout bénéfice pour la R&D d’innovations thérapeutiques. A côté des instituts académiques ou de recherche, le secteur du médicament contribue, par la recherche fondamentale, au développement dans notre pays de médicaments analgésiques, gynécologiques, pour traiter les maladies du sang, de l’intestin et de l’estomac, ou destinés aux infections, aux affections neurologiques, aux maladies cardiovasculaires, au cancer, aux problèmes respiratoires, aux allergies, etc. Notre pays a depuis longtemps la cote pour avoir développé, dans ses laboratoires, 5 sur les 100 médicaments essentiels(2), et plus précisément contre les troubles mentaux, le cancer du colon, et les infections fongiques et parasitaires.

Les firmes pharmaceutiques innovantes investissent en masse dans le personnel de R&D: près de  5.000 salariés travaillent à plein temps dans la R&D, dont 3.400 chercheurs scientifiques ou 19 % des chercheurs du secteur privé. Les dépenses en R&D du secteur (1,8 Mia d’euros chaque année) et les investissements en infrastructure dans notre pays soulignent encore l’ancrage du secteur en Belgique. En 2009, la (bio)pharma innovante a investi 610 millions d’euros en infrastructure. En 2010, ce chiffre devrait grimper à 670 millions d’euros. Au cours de l’année 2010, des firmes pharmaceutiques comme Pfizer, Janssen Pharmaceutica, GSK, Baxter et UCB ont de nouveau réinvesti dans des sites de recherche et de production dans notre pays.

La majorité des dépenses R&D sont, dans notre pays, réalisées par les filiales d’entreprises étrangères. D’après le Conseil Central de l’Economie, plus de 70 % des demandes de brevet en Belgique sont concentrées dans le groupe des entreprises étrangères(3). C’est pourquoi notre économie est particulièrement fragile en cette période de globalisation R&D. Nos entreprises (bio)pharmaceutiques ne constituent pas une exception. Au niveau des sièges internationaux des firmes pharmaceutiques, la décision du lieu d’implantation est fonction de trois critères: climat de l’investissement, réseau qualitatif et système de soins de santé de qualité – en ce compris les conditions de marché locales et la politique de prix et de remboursement du médicament.

(1) Nature Reviews (Drug Discovery), volume 9, Novembre 2010, Yali Friedman, ‘Location of pharmaceutical innovation: 2000-2009’.
(2) List of Essential Medicines’ établie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)
(3) http://www.ccecrb.fgov.be/txt/fr/doc10-1600.pdf, ‘Rapport technique du secrétariat sur les marges maximales
disponibles pour l’évolution du coût salarial’, november 2010, pp.113-115

Source: investinbiopharme.be

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