UNESCO: Les sites miniers wallons au même titre que les Pyramides

Il y a 4 années
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C’est en juillet que la nouvelle tant attendue est arrivée. Le Grand-Hornu, le Bois-du-Luc, le Bois du Cazier et Blegny-Mine, les 4 sites miniers majeurs de Wallonie, ont été reconnus comme Patrimoine mondial de l’UNESCO lors de la 36e session du comité, réunie à Saint-Pétersbourg. Une décision qui va permettre une plus grande visibilité internationale et laisse espérer des retombées économiques intéressantes.

900 biens, répartis dans plus de 150 pays, bénéficient aujourd’hui de cet honneur. Avec les ascenseurs hydrauliques du Canal du Centre, les beffrois wallons, la cathédrale Notre-Dame de Tournai et les minières néolithiques de Spiennes, les charbonnages de Wallonie rejoignent des édifices aussi prestigieux que le Palais de Versailles, les Pyramides de Gizeh ou encore le Taj Mahal.

Elle rappelle opportunément la place de l’histoire wallonne dans l’essor des techniques industrielles. Elle souligne la richesse d’un patrimoine qui s’est construit sur la diversité des origines et des cultures.

A cet égard, on retiendra aussi les chefs-d’oeuvre reconnus comme Patrimoine oral et immatériel de l’Humanité que sont le carnaval de Binche, les Géants et Dragons processionnels ou encore la Fauconnerie.

Reconnaissance de l’Histoire

Complémentaires, les quatre sites miniers forment un ensemble cohérent qui a justifié leur inscription commune et constitue une véritable reconnaissance de l’histoire, de la diversité et de la richesse du patrimoine minier wallon en général.

L’ensemble ainsi formé constitue également un microcosme de la Révolution industrielle et les différentes étapes de l’évolution technologique et sociale y sont toutes représentées. Si les sites de Blegny et du Bois du Cazier forment le couple « travail », les sites du Grand-Hornu et de Bois-du-Luc forment le couple « social » illustrant, à travers l’architecture, les relations de pouvoir et l’organisation sociale avec la concrétisation de « villages ouvriers » placés sous l’égide du paternalisme.

Cette reconnaissance commune va bien sûr conduire au développement et à l’enrichissement des liens qui existaient déjà entre les quatre sites wallons. Ils pourront également, à court terme, nouer des relations avec d’autres sites du patrimoine industriel, déjà inscrits sur la Liste, comme l’ensemble paysager de Blaenavon (Pays de Galles).

Nouvelle dynamique

Cette inscription constitue aussi et surtout pour les quatre sites miniers une formidable opportunité de lancer une toute nouvelle dynamique autour de la conservation et de la valorisation culturelle et touristique de ces biens reconnus pour leur valeur universelle.

Si la reconnaissance n’est pas synonyme de subsides, elle permet de bénéficier d’une visibilité internationale et de générer des retombées économiques. Mais cette nouvelle dynamique peut aussi se traduire en terme de défis sur le long terme : conservation et restauration du patrimoine, valorisation culturelle et touristique, participation citoyenne, coopération internationale ou encore recherche scientifique.

La dynamique engendrée par l’inscription va donc profiter à l’ensemble de la région et constituer un élément d’attractivité que la Wallonie pourra aussi valoriser.

Dossier complet: WBI 117

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